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Plateformes orbitales
Le moteur à fusion est surtout utile pour les distances interplanétaires, car il se prête mal à l'atterissage et au décollage sur des corps célestes. C'est pour cela que la plupart des systèmes sont dotés d'une plateforme orbitale où peuvent accoster les vaisseaux dotés de moteurs à ions (vaisseaux postaux et cargos, mais aussi vaisseaux militaires). Les vaisseaux de descente, des engins dotés de moteurs atomiques, sont chargés de faire la navette entre la plateforme orbitale et la surface.
Les systèmes les plus démunis n'ont pas de plateforme orbitale, et sont contraints de faire le transbordement des passagers vers le vaisseau de descente par un sas, et de transborder la cargaison au moyen d'un bras mécanique.
La plateforme orbitale a l'avantage de pouvoir contrôler passagers et marchandises en dehors de la colonie, et donc de réduire les risques de contagion bactériologique ou parasitaire, ainsi que d'effectuer un contrôle de douane efficace.
Mécanique
Il n’existe pas de dispositif antigravitationnel à bord des vaisseaux, et hors les courtes mais puissantes phases d'accélération et de décélération, aucune gravité relative ne peut être créee.
Chaque vaisseau spatial est alimenté en énergie par un réacteur à fusion. Ce réacteur est hautement radioactif, et se trouve isolé du reste du vaisseau par un faible espace de vide spatial. Si celui-ci connaît une défaillance, des batteries permettent d'alimenter les systèmes de survie, de télécommunication et de guidage de l'appareil.
Dans le cas où une défaillance du système énergétique ou du moteur se produit après la phase d'accélération, le vaisseau continue sur sa lancée vers sa destination, mais ses capacités de manoeuvres sont réduites. En conséquence, les vents solaires peuvent le détourner de sa trajectoire. La plupart des colonies ont des appareils de secours pouvant décélerer le vaisseau et le ramener à bon port.
Téléguidage
Comme les pilotes spatiaux sont très coûteux à former, et qu'hormis les manoeuvres à proximité des plateformes orbitales leurs compétences ne sont pas requises, la trés grande majorité des vaisseaux civils sont téléguidés. A l'instar des tours de contrôle aérien du XXème siècle, les pilotes spatiaux dirigent les vaisseaux à l'approche ou au départ de la plateforme où ils sont basés.
Lors du trajet interplanétaire, l'autopilote effectue les corrections de trajectoires.